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Tuesday, 30 June 2015

Barnaby Barford: The Tower of Babel - 8 September – 1 November 2015 @ V&A, SW7


Artist's impression of a section of The Tower
(c) Barnaby Barford

A six metre high ceramic installation created for the V&A by artist Barnaby Barford will be displayed in the Museum’s Medieval & Renaissance Galleries from 8th September to 1st November 2015.

The Tower of Babel will be composed of 3,000 individual bone china buildings, each measuring 10 – 13cm tall and depicting a real London shop. Barford has photographed over 6,000 shop fronts in the process of making the Tower, cycling over 1,000 miles to visit every postcode in London. The photographs are being created as ceramic transfers and fired onto fine bone china in Stoke-on-Trent, manufactured by 1882 Ltd, to produce the individual shops.

The Tower will reflect London’s society and economy, inviting visitors to view themselves as consumers. At its base the shops will be derelict, while at its pinnacle will be London’s exclusive boutiques and galleries, with the Tower appearing more precarious towards the top. Standing as a monument to the British pastime of shopping, Barford’s ceramic Tower likens efforts to find fulfilment through consumerism with the biblical Tower of Babel’s attempt to reach heaven.

The Tower of Babel depicts London’s streets in the early 21st century, cataloguing a variety of types of shops, including independent shops, department stores, and charity shops and those that have been left derelict. Each of the unique ceramic pieces will be available to purchase through the V&A Shop, blurring the lines of art and commerce. More affordable properties will be situated at the base of the Tower and the more prestigious but less affordable towards the top.

Describing the installation, Barford said “This is London in all its retail glory, our city in the beginning of the 21st century and I’m asking, how does it make you feel? I am overjoyed to be exhibiting in one of the world’s greatest museums, it is fantastic to have the opportunity to explore our contemporary society in such historic surrounds.” 

Alun Graves, Senior Curator of the Ceramics and Glass collection at the V&A says of the work; “Part-sculpture, part-shop display, The Tower of Babel is an act of curated commerce. It’s about retail as a pastime, and the idea of shopping as a means (or not) to attain happiness. It is about how we identify ourselves as consumers and how we construct our sense of self through the choices we make when buying. Ultimately it’s about who we are, and where we position ourselves in the extraordinary metropolis that is London.

Artist Barnaby Barford (b. 1977) works primarily with ceramics to create pieces which explore all aspects of society. Graduating from the Royal College of Art in 2002, he has since exhibited his work internationally and more recently had a solo exhibition at the Museum of Contemporary Art in Virginia, USA. Barford is currently represented by David Gill Gallery and since 2004, Barford has taught as an associate lecturer at Central St Martins, London.

This FREE installation takes place in the V&A’s Medieval & Renaissance Galleries from 8th
September to 1st November 2015 and will form part of the Museum’s programme for
London Design Festival (19 – 27 September 2015). www.londondesignfestival.com/vamuseum

Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com

@sybillebbldnrbt

Monday, 29 June 2015

Fufanu, sortie EP Adjust to the Light aujourd’hui 29 juin 2015 via One Little Indian



FUFANU
Adjust to the Light EP
Genre: Post-Punk/ Electronic/ Cold-wave
Label: One Little Indian
Release Date: 29 June 2015

C’est aujourd’hui la sortie de l’EP Adjust to the Light de mes Islandais préférés, Fufanu. Pour l’album, faudra patienter encore quelques mois…
Jusqu'à présent, un sans faute sonore de titres sortis chez One Little Indian et des mini concerts londoniens qui vont de bien en mieux !

Des garçons jeunes au look banal se sont imposés un jour du Numéro Vert de janvier dernier. Si banal que j’ai délaissé leur image pour m’affairer à plus urgent tout en laissant le son courir sur l’ordi. C’est la voix froide et quasi cruelle de Kaktus Einarsson (fils de Einar des Sugarcubes) qui me ramenait aux frissons originels de Joy Division avec quelques sous-entendus vocaux sillonnant les vibrations de Brian Molko (Placebo) et Guy Chadwick (House of Love) : une voix self-couturée dans quelque cave lugubre où les elfes ne s’y aventureraient pas !

Enracinés dans l’ère du Post-Punk, Fufanu extrait l’essence glaciale de la cold-wave tout en y injectant des mini doses electro-psychédéliques.
Sur scènes, c’est d’abord en première partie des excellents Bo Ningen que j’ai pu témoigner d’une prestation « épileptiques » rappelant un Ian Curtis « perdant » le control. Quelques mois plus tard, je retrouvais leur charisme sculptural sonore et gestuel encore plus incandescents : Kaktus se fige parfois pour fixer l’audience et nous mettre au défi. Une audience parmi laquelle se trouvait Taigen Kawabe des Bo Ningen en incognito…

Leurs dates londoniennes se sont terminées en première partie de Blur à Hyde Park, et on entend bien les retrouver très prochainement.


Sybille Castelain pour babylondonorbital@gmail.com

@sybillebbldnrbtl

Thursday, 25 June 2015

AMY mis en scène par Asif Kapadia en salles le 3 juillet 2015



English version here

AMY
#AmyFilm
Par l’équipe du BAFTA award-winning derrière Senna
Film de Asif Kapadia (Senna, The Warrior) et produit par James Gay-Rees (Senna, Exit Through The Gift Shop).
En salles le 3 juillet 2015 - 123mins

Disintegration semblait m’attendre. Cet album de The Cure que j’avais honteusement boycotté à sa sortie et que je découvrais grâce à Colleen Cosmo en juin 2014.
Je venais tout juste de passer un weekend de zombie courtoisement dû à une pauvre fille recruteuse qui me conseillait sans complexe de déposer mes CV dans des compagnies françaises pour y être secrétaire et me hisser à un plus haut niveau… Du coup, j’ai erré dans Soho, acheté cet opus merveilleux inconsciemment et me suis dirigée vers la projection privée du film Amy de Asif Kapadia : 22/6/15.

Un doc semi-I-Phone : l’avant Back to BlackBack to Black. Tout au long du trajet, on y trouve une Amy Winehouse drôle et à l’état brut… Imaginez Withnail and I quittant leur appartement de Camden pour quelques vacances par erreur ! C'est-à-dire une Amy naviguant dans l’industrie musicale en mode aérien. Ou disons plus clairement, son infirmité à être malhonnête !

FrankAmy commence sur des archives de vidéo amateur lors d’un anniversaire où elle pousse sans effort ni prétention sa voix profonde d’ado. La chanteuse se met à nu ou presque et emménage dans un appart’ qu’elle partage très jeune parce qu’ « on ne peut pas vraiment fumer de la dope chez sa mère ».
Comme tout bon musicien qui se respecte, la tournée des concerts se passe aussi à dormir à l’arrière des voitures… Du début à la fin, il n’y a pas de frontières minces entre cette fille Juive du Nord de Londres venant d’un milieu prolétaire à cette diva du gospel de la classe mondiale : son attitude joyeuse reste intacte aux détours de ses frocs variant de nu-pied aux hauts talons en passant par des bouts de tissus recouvrant le strict nécessaire – on peut même s’imaginer la diva en tenue de Venus et y être parfaitement à l’aise !
Alors que ses amis, petits copains / mari, sa famille, ses musiciens et les gens des media ou maisons de disques comblent le visuel de leurs fonds vocales, on y apprend que pendant son enfance, Amy voyait à peine son père Mitch « Il n’était jamais là» répétera-t-elle deux fois. Bien sûr, elle parle de musique qui la nourrit et l’aide à combattre ses moments de déprime.  
Amy Winehouse est née sans aucune barrière de censure entre son esprit et sa bouche… elle entretenait un régime strict du style « no bullshit ». Son premier album Frank s’est réalisé comme elle l’entendait malgré les « conseils » de sa maison de disque !

Back to Black – Le “suspect habituel » suivant la sortie d’un album est de le promouvoir, partir en tournée et travailler sur l’album suivant – rappelons ici que Amy était signée sur une major ! Au lieu de produire du nouveau son et d’écrire de nouvelles chansons pour son deuxième opus, la femme qui voulait faire de la musique sans tout autant être connue, passait son temps à jouer au billard, s’abreuver de liquides forts et s’auto-soignait de vapeurs diverses.
La seconde partie de ce doc pose plus de questions qu’il n’en répond : Pourquoi Mitch est-il si présent dans la vie de sa fille ? Peut-on vraiment blâmer son ex mari Blake Fielder-Civil de l’avoir initiée aux substances dures ? N’était-il pas finalement qu’une antenne « palliative » d’une trajectoire qu’elle aurait de toute façon suivie à un moment donné ? Comment a-t-elle pu sombrer dans ce bordel alors qu’elle était si entourée ? Comme le disent ses amis « elle brulait de l’intérieur » avant d’ajouter qu’ils seraient toujours là pour elle mais qu’ils ne voulaient pas être témoins de sa décrépitude en plein jour !
Amy n’offre rien de nouveau autour de la diva et de sa vie extravagante si ce ne sont quelques rushes et des sons inconnus, ou une invasion suffocante des paparazzis… nous en sommes à souhaiter que ce genre de documentaire n’atterrira pas dans quelques écoles pour démontrer aux gosses que « la drogue, c’est mal ». La lettre de sa maison de disque nous propose un bol d’air lorsqu’elle l’informe que si elle veut continuer à faire des disques avec eux, il faudra qu’elle se fasse soigner ! Et puis, surgissent parfois quelques moments rares de son humour cocasse où on y « apprend » que ses écrits sont personnels…
Et si Rehab n’encensait pas son père qui avait refusé de l’envoyer en cure de désintox ? Et si cette chanson criait à l’aide parce que secrètement, elle savait qu’elle était autant junkie que Ray Charles et souffrait autant de santé mentale que Donny Hathaway, qui lui se suicidait à l’âge de 33 ans ! Et si elle y disait qu’elle «… je suis mon propre escroc, Et je savais que je le serais, Je t’ai dit que j’étais une chieuse, Tu sais j’suis pas quelqu’un de bien ».

Donc oui, un doc un peu en overdose dramatique avec quelques cuillères de sucre en trop sur la deuxième partie. Pourtant, cette présence constante des paparazzis qui l’entourent comme des mouches à merde ou des « envahisseurs de corps » donne la nausée… Amy gère avec dignité ces vautours sans honte. On se sent démuni qu’une telle flamme subisse une célébrité qu’elle ne désirait pas vraiment – comme le suggère le film tout au long.

Un des chanteurs préférés d’Amy, Tony Bennett, dit que la vie t’enseigne comment vivre si tu vis assez longtemps… il semblerait pourtant qu’elle n’était pas de passage dans ce bas monde pour qu’on lui enseigne quoi que ce soit : elle était dotée d’un instinct et savoir naturels pour pouvoir donner et transmettre. Son pouvoir et sa vulnérabilité sont mis en exergue dans ce doc de deux heures…

Une frêle sirène s’est désintégrée aux traverses de sa voix enfumée alors qu’elle marchait sur le bas-côté sauvage, et Gainsbourg gémissait Sorry Angel, sorry so...




Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com
@sybillebbldnrbt


Wednesday, 24 June 2015

AMY Directed by Asif Kapadia In cinemas July 3, 2015


Version française ici

AMY
#AmyFilm
From the BAFTA award-winning team behind Senna
Directed by Asif Kapadia (Senna, The Warrior) and produced by James Gay-Rees (Senna, Exit Through The Gift Shop).
In cinemas July 3, 2015 - Running Time: 123mins

Disintegration seemed to be waiting for me. The Cure’s album boycotted at the time of its release that I gracefully discovered at a Colleen Cosmo’s event in June last year.
Just spent a zombie weekend, courtesy of an ignorant recruiting girl who confidently advised to drop my CV around Soho as a secretary for French Cies and make my way up... So yeah, I was drifting around Soho, bought the marvel opus unconsciously and headed to Asif Kapadia’s Amy private screening: 22/6/15.

A semi-I-Phone doc on two waves: pre-Back to BlackBack to Black. All along, a (reluctantly) ever present witty and raw Amy Winehouse... Think Withnail and I leaving their Camden flat and going “on holiday by mistake”, that’s Amy living within the music industry on an ethereal journey! Or, to put it straight, her “disability” to be dishonest!



FrankAmy opens on a home video footage celebrating a birthday while she effortlessly and unpretentiously uncovers her deep teenage voice. The singer bares it all ou presque and moves to her own flat she shares at a young age because “you can’t really smoke weed at your mum’s”. Like any musicians going from gig to gig, she sleeps at the back of a car... From start to end, there is no fine line between the North London Jewish girl from working class background to a world class gospel diva: her joyful attitude remains unaffected while her appearance / dressing varies from barefoot to high heels and sumptuous frocks... or pieces of fabrics covering the bare necessity – admittedly, she might have felt just good  moving around in a Venus outfit! While her friends, boyfriends, family members, her musicians, media and record labels peeps voicetrack the visuals, we learn that as a child she hardly saw her dad Mitchhe was never there” she will repeat on some occasions. Of course, she mentions the music that feeds her and helps her through her down and struggling moments.
Amy Winehouse was simply born with no censorship gate between her mind and her mouth... she was on a strict no bullshit diet, and her first album Frank got made as she felt it should be made... despite the record peeps “advice”!

Back to Black – The “usual suspect” after an album release is promoting it, gigging around and working on next album – let’s remember here that Amy was signed on majors! Instead of producing new materials for her second opus, the woman who wanted to make music but was not sure about becoming famous, spent her time playing pool, indulging on strong liquids and vaporous self-treatments.
The second part of this digital era documentary questions more than it gives answers: Why is Mitch ever so present in his daughter’s life? Can her ex husband Blake Fielder-Civil really be blamed for introducing her to hard substances? Isn’t he rather an aerial for what she would have used anyhow, anytime? Being so well surrounded, how could all this mess she got in happen? As Amy’s best and faithful friends put it “she was burning inside” before adding that they will always be there for her at any time but didn’t really want to witness her decrepitude in daylight!
There is not much new news here surrounding the diva and her extravagantly publicised life apart from some unseen footage and unheard sounds or the über paparazzi invasion... to the point where I can only wish that this sort of doc won’t end up in schools to show some kids that “drug is bad”!
A moment of relief lures in when we read a letter from her record label informing her that they love her to bits but won’t make a new record with her unless she gets checked! Some rare witty instants from the lady surface at times or we “learn” that her lyrics were very personal...
What if Rehab doesn’t praise her dad for not getting her to rehab? What if the song cries out for help because secretly she knows she is as much of a drug addict as Ray Charles was and suffers from mental health issues as Donny Hathaway did that led him to commit suicide at 33! What if she “... cheated myself, Like I knew I would, I told you I was trouble, You know that I'm no good”.



So yep, a bit of a drama OD and heavy on sugar on the second part! A great in-depth though on the paparazzi going shamelessly around like shitty flies or as body snatchers... the dignity in which she deals with these vultures is quite striking. One can feel sorry for such a flame to endure some fame she didn’t even request - as the film subtly reminds us here and there.
One of Amy’s favourite performers Tony Bennett sort of says that life can teach you how to live, if you live long enough... it seems however that she were not in this low world to be taught much for she had natural instinct and knowledge to give and transmit.
Her power/vulnerability has been transcribed over this two hours long doc, but we don't get deep into what affected her so badly!

A tiny siren disintegrated herself through her smoky voice while walking on the wild side and Gainsbourg goes Sorry Angel, sorry so... 




Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com
@sybillebbldnrbt

Tuesday, 16 June 2015

Shoes: Pleasure and Pain - 13 juin 2015 – 31 janvier 2016 @ V&A, SW7

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London
(pour plus de chaussures, voir papiers 4/12/14)

English version, click here

PS (pre-scriptum): 0 souci pour utiliser des morceaux de ce beau papier (@lesinrocks et les autres), mais SVP merci de me créditer, mentionner ! La plupart des blogs ne sont pas payés pour leur travail d’écriture et de recherche !

Le 4 décembre 14, j’étais plutôt euphorique en recevant le dossier de presse pour l’expo d’été au V&A s’intitulant Shoes: Pleasure and Pain que je postais juste après l’heure d’embargo.
Le 10 juin 15, mon réveil matin des 60’s était fixé à 5h45 : Clapton - V&A en bus peut se révéler être une aventure au travers de la jungle urbaine ; l’avant-première commençait à 10h ; la presse internationale et les TV seraient au RDV tout comme elle l’était pour Alexander McQueen : Savage Beauty !
Entre temps, j’avais perdu cet enthousiasme dû à une nouvelle triste recrue … j’arrivais à l’heure malgré tout. Le premier étage était un boudoir aux longs couloirs à la lumière tamisée, aux lourds rideaux de velours, des chaussures en vitrine, bondé de journalistes (et quelques « touristes »). Lorsqu’à un moment donné, je me la suis jouée FEMEN et me suis retrouvée torse nu pour pouvoir crier  ““You” don't let a woman kill you in the Tower of Song... The rich, the rich have got channels, In the bedrooms of the poor”. Non habituée à ce genre de show, la sueur me faisait reprendre les esprits... j’ai ouvert les yeux, mon réveil a sonné. Je suis arrivée légèrement en retard, elle s’est excusée sans me regarder, le premier étage était un boudoir aux longs couloirs à la lumière tamisée, aux lourds rideaux de velours, des chaussures en vitrine, bondé de journalistes (et quelques « touristes »).

One sandal, gilded and incised leather and
papyrus, Egypt, c30 BCE-300 CE

© Victoria and Albert Museum, London

Un écran tactile m’accueillait aimablement : une frise chronologique de l’histoire de la chaussure en commençant par l’Egypte de 1500 BC pour sauter quelques siècles jusqu'à aujourd’hui. Chaque exemple de chaussure propose une explication et nous apprenons ainsi qu’en 1830, les Français présentaient une paire « avant-garde » : chaque pied avait droit à sa chaussure customisée alors que le talon rouge (environ 3 cm) était adopté par les Anglais en 1720 pour suivre la mode française. La famille Wellington avait quant à elle crée leurs fameuses bottes de pluie bien avant le XX siècle. Quant aux Converse All Stars, leur conception de chaussures pour les élites a très peu changé depuis 1917 : chaussures sportives créées à l’origine pour un grand joueur de basketball.
A part les Doc Martens, dessinées par un docteur de l’armée Allemande sous le IIIème Reich, les autres paires de cette époque sont nées comme outils de protestation ou restriction : né d’une famille paysanne dans un petit  village du sud italien près de Naples, Salvatore Ferragamo allait devenir une star de la chaussure en Californie où il s’acoquinera avec l’industrie du film via Cecil B DeMille ou encore Greta Garbo – il fera faillite durant la Grande Dépression et retournera en Italie, a Florence où il créera la Wedgie aka la sandale à talon de liège (grand retour cet été 2015) dû au manque de métal de haute qualité ; Roger Vivier, lui, donnera ses pieds de noblesse aux talons aiguilles, le must du must grâce aux revues de mode des années 50. Pourtant, les chaussures à hauts talons étaient déjà des « denrées » appréciées à partir du XIX siècle chez les fétichistes avec un accès plus populaire avant la Première Guerre Mondiale via André Perugia (voir Mistinguette à Paris).
Les swinging 60’s témoignaient quant à elles de l’émergence des sandales, symboles des festivals extérieurs : Birkenstock sévissait dans la chaussure depuis le XVIII siècle, mais son arc de pied voyait le jour en 1964 ; la sandale Y aussi connue sous le nom de tong ou claquette était populaire depuis 6000 ans et embrassait toutes les cultures mondiales.

Transformation, Statuts, Séduction : Durant cette randonnée péripatéticienne (les sponsors Clarks et Agent Provocateur y sont quelque peu responsables), on nous rappelle de façon subliminale que cette élite des cours royales (qui parfois empruntaient les modèles aux plus défavorisés) du passé s’est aujourd’hui transformée en élite des cours médiatique. Elle a effectivement besoin d’une couverture promo pour se rappeler qu’elle est l’élue chaussée sous la lumière des projecteurs : parfois, il s’agit de l’objet (ici, la chaussure) qui devient plus iconique que celle ou celui qui la porte. Sont ainsi juxtaposées des chaussons chinois pour pieds bandés avec une paire Celestial créées pour Lady Gaga par Alexander McQueen ; une paire de Sexy Soles faites pour être à genoux créées par David Lynch/Christian Louboutin avec une paire de Geta portées par les prostituées respectables du Japon du XIX siècle.

Roger Vivier for Christian Dior

Evening-shoe-beaded_silk_and_leather_France
1958-60
Victoria_and_Albert_Museum_London

Plus de 200 paires qui suscitent la douleur, le plaisir, le sourire, l’envie… prêchant les péchés mignons (ou pas) où se mêlent les époques et les dualités femmes / hommes – riches / pauvres. Si la chaussure féminine semble provoquer la séduction, c’est que dès les contes enfantins, la femme ou jeune fille projette une image de fragilité prête-à-séduire. On y voit d’ailleurs en première vitrine une chaussure de verre fabriquée par Swarowski pour Cendrillon qui l’oppose à la botte de 7 lieux du Petit Poucet, symbole elle (la botte pour homme) de pouvoir voire de virilité – voir les bottes de Mousquetaires (1640-50) qui les opposent avec un brin d’humour aux Gillies de Vivienne Westwood (la fameuse « chute » de Naomi Campbell en 1993). On passe donc de contes aux cours royales au tapis rouge avec les passages obligés des chemins de guerre aux salles de clubs (sportifs, electro et S&M). Le passage du temps indique que la basquet de sport foule aujourd’hui le tapis rouge – hors Cannes of course !
Et puis, les plus fascinantes, à mon humble goût, sont celles qui viennent de lieux magiques – ou autrefois magiques : les mules iraniennes en formes de poissons (1800-89) ; les mocassins de l’élite iroquoise (Canada 1780-1800) ; les bottes mongoliennes (1911-1924) ; les chaussures assises (Sitting-Down Shoes) (1855-1879) d’Inde ; les Qabaqib (1800-1880) d’Egypte – les plus élevées de l’exposition avec 28,5 cm qui permettaient de marcher sur le sol chauffé des hammams ; les chaussures pointues du Moyen-Age…
Et celles qui font ou ont fait rêver : de Marilyn Monroe, David Beckam, Kylie Minogue, Queen Victoria, Madame de Pompadour (1750-60), aux grandes marques de Dior à Manolo Blahnik à Egeli, Charlotte Olympia, Mary Quant, Prada ou Jimmy Choo

Si l’élite du passé se démarquait du commun des mortels par leur façon de se chausser, voire des ports très dramatiques (ne pas rater la paire du chef d’état Musulman de la Dynastie Asaf Jah en Inde (1790-1890) : Rubie, diamants, émeraude, saphir, or), elle ne manquait pas d’emprunter à la classe paysanne… exactement comme la pomme de terre avait sauté de l’assiette contadine à celle des aristocrates !
En Espagne, la Chapín ou Chopin pour l’Italie était utilisée en 1580-1620 pour marcher « en lévitation » au-dessus de la boue pour être ensuite adoptée comme objet luxueux par la classe privilégiée alors que l’Angleterre des années 1720-1740 s’affairait en hauteur sur les pavés ou la boue grâce à des anneaux de fer pour également être apprivoisée par la classe des gentils qui les recouvraient de velours.

Chopines, Punched kid leather over carved
pine, Venice, Italy, c. 1600, V&A

© Victoria and Albert Museum, London

L’exposition Shoes: Pleasure and Pain représente la quasi totalité du monde en exhibant les symboles de la Haute de l’Egypte aux Iroquois aux détours de l’Europe, de l’Amérique du Nord et de l’Asie. Etonnamment, seule l’Egypte marque un point d’honneur pour l’Afrique et la santiag mexicaine pour l’Amérique Latine. L’aubaine de représenter ces continents aurait pourtant été gracieuse puisqu’elle aurait servi à démystifier une croyance qui tend à souligner que la colonisation aurait aussi servi à chausser les autochtones : comme si les Blancs avaient apporté des chaussures pour l’éveil spirituel des cultures Noires ! Les chaussures étaient portées dans l’Afrique Ancienne pour les cérémonies ou pour se démarquer des classes plus populaires. A Djibouti, il était et est toujours impossible de marcher pieds nus puisque le sol y est brulant (avec une mer bouillante à certaines heures). De plus, certains rois, de par leurs statuts, ne pouvaient toucher le sol. L’élite du peuple Yoruba portait des chaussures élaborées, décorées de perles.
Même s’il est vrai qu’en Amérique Latine, on y marchait parfois pieds nus, l’élite, elle, chez les Inca, les Aztec ou les Maya se chaussaient de façon plutôt sophistiquée : les anciennes civilisations d’Amérique Centrale avaient inventé une machine pour fabriquer différents degrés de caoutchouc… quelque 3000 ans avant Charles Goodyear ! La décoration du soulier indiquait le statut social d’une personne : or, argent, perles. Les sandales teintes en couleur vive indiquaient une classe très élevée.

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London

(pour plus de chaussures, voir papiers 4/12/14)

Le cercle du second étage est illuminé, proche d’un paradis artificiel et futuriste : on y apprend la fabrication de la chaussure ; un espace est réservé aux collectionneurs de chaussure ; on peut y voir un documentaire de 12 minutes où Caroline Groves, Marc Hare, Sandra Choi (elle sera en conversation le 3 juillet au V&A), Manolo Blahnik et Christian Louboutin donnent leurs visions semble-t-il (les porteurs d’appareils auditifs comme moi auront quelques difficultés à suivre).
Une drôlerie qui l’est si peu : une paire de chaussures ayant appartenu à Ismelda Marcos, femme de l’ex dictateur des Philippines, Ferdinand. En fuyant son palais de Manille, une quantité extravagante de chaussures onéreuses ont été trouvées dans le sous-sol… 
En parlant de coûts, une vitrine entière est dédiée à la conception architecturale, technologique et futuriste de la chaussure : des pièces d’art précieuses !

Même si j’avais souhaité lors de mon premier billet une célébration cinématographique sur les chaussures, on trouve au premier étage une sélection de quelques unes de mes suggestions via des mini clips. On y voit parfaitement la façon dont le corps s’adapte et déambule en fonction de ces objets de désir.

Shoes: Pleasure and Pain
13 June 2015 – 31 January 2016
Sponsored by Clarks - Supported by Agent Provocateur With additional thanks to the Worshipful Company of Cordwainers

Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com




Friday, 12 June 2015

Shoes: Pleasure and Pain - 13 June 2015 – 31 January 2016 @ V&A, SW7

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London
(more shoes on  post 4/12/14)


Version française ici

PS (pre-scriptum): you are welcome to use some of my piece (@lesinrocks & others), please, do credit, mention, acknowledge! Most blogs don’t get paid for the prose and research.

On 4 December 14, I was so excited about V&A’s summer 2015 fashion exhibition, Shoes: Pleasure and Pain’s press release that I posted about it slightly after the embargo time.
On 10 June 15, my alarm clock was set up at 5.45am: Clapton to V&A by bus is a long journey; the preview was at 10am; international press peeps were to be there just like the Alexander McQueen: Savage Beauty!
I had lost my enthusiasm though because of a new sad recrue... but arrived on time. The exhibition was a long walking boudoir on low light, heavy velvet curtains, shoes in vitrines, packed with journalists and at some point, I went all FEMEN like and topped off and screamed – ““You” don't let a woman kill you in the Tower of Song... The rich, the rich have got channels, In the bedrooms of the poor”. I wasn’t that comfortable to do that and started to sweat... I opened my eyes, then my alarm clock went off! I managed to arrive late, she apologised, didn’t look at me, the whole first floor was a long walking boudoir on low light, heavy velvet curtains, shoes in vitrines, packed with journalists.

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London
(more shoes on  post 4/12/14)

A touchscreen welcomed me: a timeline of the history of shoes starting from an Egyptian shoe from 1500 BC, jumping some centuries up until today. Each shoe sample has its explanation and we learn that in 1830, the French introduced left and right shoes while the red heels (about 3cm) were adopted by the English court from the French in 1720. The Wellington family created their bottes de pluie well before the XX century, as for the Converse All Stars, their elite shoe designs have little changed since 1917 when they were created for a famous basketball player. Apart from the Doc Martens that were created by a doctor in the German army under the III Reich, other shoes existed out of protest or restriction: born in a peasant family in a small southern Italian village near Naples, Salvatore Ferragamo became a successful shoe maker in California in the film industry that included Cecil B DeMille or Garbo, he went bankrupt by the Depression, had returned to Italy, in Florence where he created the Wedgie aka Cork heel sandal (back into the street this very year) out of lack of high-grade steel for the shanks of high heeled shoes; Roger Vivier made the stilettos very popular in the 50’s as it got “reviewed” in magazines. However, high heels were fetishist objects from the XIX century that started to be more popular via Andre Perugia pre-WWI (see Mistinguette in Paris).
The swinging 60’s saw the emergence of sandals: Birkenstock started their shoe business in the XVIII century but designed a foot arch in 1964; the Y shape sandal aka flip flop had been around for 6000 years in many cultures worldwide and made it to popular culture until today.

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London
(more shoes on  post 4/12/14)

Transformation, Status, Seduction: What we are subliminally reminded over the peripatetic trek (yes, Agent Provocateur and Clarks are sponsored) is that the distanced past elite have at times borrowed from their low class subjects while the contemporary elite need promotional coverage to remain under the limelight: when the object (the shoe) becomes more of an icon than the wearer itself. Are juxtaposed a Chinese bound-feet shoe with Lady Gaga’s Celestial footwear created by Alexander McQueen; a David Lynch/Christian Louboutin un-walkable Sexy Soles with a 20cm pair of Geta worn by Japanese highest status prostitutes in the XIX century.
Over 200 samples triggering pain, pleasure, smiles, envy... the sins within! If the woman’s footwear is supposedly inducing seduction from fairy tales to court yards to stage scenes, the man’s shoe is mainly representing power from folk tale to wars to sport / club courts (with variant of court yards to red carpet): in vitrines are a Swarowski’s Cinderella glass shoe opposed to Hop-o'-My-Thumb’s boots; Vivienne Westwood’s Gillies (Naomi Campbell’s “fall” in 1993) opposed to some Musketeers ‘boots (1640-50); Iranian fish-shaped mules (1800-89) to men’s clubbing boots (1992-96).

Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London

If the elite of the past were noticeable through their sometimes “dramatic” footwears (see shoes for a ruler: emerald, rubies, sapphires with gold belonging to a Muslim ruler of the Asaf Jah dynasty in India (1790-1890), they have at times borrowed a style from a less privilege class... just like the potatoes that jumped from a peasant plate to the aristocratic one.  
In Spain, the Chapín aka Chopin in Italy was used in 1580-1620 to walk over the mud and was eventually adopted as a luxury object while in England, 1720-1740, Clanking over cobblestones were of iron-ring patterns to also walk above the mud for the lower class population that made it to the genteel class when covered with velvet.

Most of the world is represented in Shoes: Pleasure and Pain showing off the symbols of high social status from Egypt to the Iroquois to Europe and Asia. Surprisingly, only Egypt is mainly represented for Africa and Mexico with cowboy boots for Latin America. It could have been such a great opportunity to demystify a wrong and strong belief that people of these continents didn’t wear shoes until colonisation: as if the White brought shoes with them as part of some enlightenment to the Black cultures! Shoes were worn in Ancient Africa for ceremonies and status purposes.
In Djibouti alone, it is impossible to walk barefoot as earth is almost constantly burning (even the sea at some hours is boiling). Some Kings in ancient times had to wear shoes as they were not to touch ground. As for the Yoruba elite, they wore elaborated beaded footwears.
When most people indeed walked barefoot in Latin America, the elite, whether Inca, Aztec or Maya wore sophisticated shoes while ancient civilisations in Central America had even invented a machine to make different grade of rubber... some 3000 years before Charles Goodyear! The decoration of footwear would indicate a person's social status: gold, silver, beads and dyed bright colors on sandals would represent a high cast.

The upstairs circle is bright and near “heaven” where we learn the fabrication and some spaces are dedicated to some shoe collectors. There is a 12 minutes documentary where Caroline Groves, Marc Hare, Sandra Choi (she will be in conversation 3 July @ V&A), Manolo Blahnik and Christian Louboutin might explain their vision: people like me wearing hearing aids might find it difficult to hear. Oh, most surprisingly, there is a single pair of shoes that belonged to Ismelda Marcos, wife of former Philippine dictator Ferdinand. When she fled her palace in Manila, a huge amount of expensive shoes was found in the basement... talking about expensive shoes, a whole vitrine is dedicated to the more architectural, technological and futuristic shoe designs: precious pieces of art.

Although I wished a film season would be dedicated to footwear as mentioned in my first post, I was pleased that some of my film suggestions made it to the screen downstairs (only clips). It is precisely about the way we move and the posture we adopt according to the shape of these objects of desire.

Shoes: Pleasure and Pain
13 June 2015 – 31 January 2016
Sponsored by Clarks - Supported by Agent Provocateur With additional thanks to the Worshipful Company of Cordwainers

Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com
@sybillebbldnrbt


Title: Installation view of Shoes: Pleasure and Pain
 Artist:
 Date: 13 June 2015 - 31 January 2016
 Credit line: Victoria and Albert Museum, London


Friday, 5 June 2015

Mark Kozelek is navigating on trouble waters!

Hey Mark,

It was summer 97 when 4AD invited me to check Tarnation at the Monarch... at a time when 4AD’s press officers were always happy to communicate!
I was standing there at the upstairs stage with my +1, a summer flu, and you came to me asking if you had to pay an extra percentage for the orange juice you were buying. I thought my fever might have been really severe to hear such strange “request”. I probably stuttered “extra percentage?... you don’t have to tip!” as if you were an ET! You got me out of my silence eventually, adding you were from “California... United States, Where are you from?” My strong French accent betrayed me... I repeated silently “California, United States”! “No, this is London here, UK, prices are straight forward”.

You had just landed in UK and were off to Sweden the day after for a gig. I had heard of Red House Painters (RHP), even listened to the music, but had no idea what you looked like. Handsome, no! Charismatic and funny, perhaps. That night you insisted on me going back to your hotel or sleeping at mine. I could barely open my eyes and went back to mine after giving you my landline.
You promised to call on your return from Sweden and you did, stayed at mine and went off to Phoenix Festival with another woman onboard your tour bus: I had to understand you were famous and many women wanted to be with you constantly and you had to be careful because women can stalk...
The thing was that you were just a one night stand to me, a guy who confessed intimate details on his life out of the blue and I listened. I was not in love with you and I couldn’t interview you because the music mag I wrote for had no interest in RHP. I could have included an extra festival on my summer list, but hell, I was busy doing other stuff... I decided you were a bit OTT on your “all women want me”!
Anyway, you had 4AD send me a package of all your CDs which they did but not so happily as you were changing label, came back to mine after Phoenix Fest and went back to California... United States.

For a man who was pestered by women constantly, I have to say I found it weird you left long messages on my answer machine, thinking about me, writing something about me... sending me postcards from California... I never called your home or wrote back. I just liked you in some sort of ethereal and ephemeral way, like a ghostly figure... nice when materialised!
The music business in UK didn’t really make it too easy for women, we were tolerated but we would still struggle to get a photo session or interview an artist: getting a record in order to review it was always easy though!

In summer 98, you played at The Garage and I was on your guest list: you even left a backstage pass for me. There was some sound issue and you kept saying nonchalantly “what the fuck’s going on” on stage, keeping your cool! Backstage, you talked about Cameron Crowe’s Almost Famous in which you were featured and all your women troubles. You knew I was a journalist and yet you went on saying things that I could have written. Back in the street with your band in the late hour, you were surprised I wanted to shoot off to mine... on my own. “Mysterious and impalpable” you ‘sentenced’ me! I am a good listener... I don’t remember you asking me anything about me!

Yesterday, I was intrigued when Tim Jonze retweeted Laura Snape’s piece in The GuardianMark Kozelek told 1900 people that I want to fuck him. Here's why you N E V E R fuck with me or any female writer”. On her piece, here, you say ““Listen to your elders. I’m 48 and I have wisdom. I’ve seen girls laid out on the street with an ambulance picking them up because they are crossing the street with those stupid headphones on. I will not comment on the “girls” bit “being picked up...”, it’s bad enough to read it, but “elder” and “wise” in the same line when you go onstage in London, UK and spit on a woman who is just trying to do her job! As passionate as she might be, you make her stand accused in front of a Barbican audience because she actually cares about your music... and she ends up being treated like a whore who wants babies with you? Is this what “ageing” is all about?

Mark, I am surprised that with the experience you have in the music business you still haven’t realised that in 2015, women are still getting slagged off in that business and we keep receiving so many polite “nos”, no matter what we can / want to do. If she has tried so many avenues to meet you and interview you face to face, do you think the only reason is because she wants to get pregnant with you? Could it be because she wants to craft perfectly a Q&A with emotions? Could it be that you are actually insecure about meeting a young and pretty woman... and you can’t hold it... at your age?
Do you realise how disturbing it might be for her then to even talk about it? Having to write about it?
On many occasions, I have tried different avenues to get to interview someone when a press officer is “voicing” his protégé’s refusal. This is what we do often, we journalists, we women! We also stand accused of not reporting properly whatever fucks some artists fancy to say. We take a lot of shit from people we actually admire when we want to share the love!
If a man had tried to do what Laura did, what would you have said onstage?

In his Mémoirs d’outre-tombe, Chateaubriand wrote “La vieillesse est un naufrage” - Old age is a shipwreck… You have the privilege to navigate on some really cool ocean, doing what you want to do! Show some respect to your environment!

Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com
@sybillebbldnrbt

Tuesday, 2 June 2015

Fufanu. New Ep on 29 June + gigs in London = 20 June supporting Blur




The day of the numéro vert outing (that’s January Charlie Hebdo’s green cover), I received some tracks from Fufanu. Or, some sort of unsexy guys playing in a studio: some sort of banality! Switching off the image, I went on with my life while listening to the band.
Kaktus Einarsson’s voice triggered some sudden visceral attention: a slight vocal texture from Brian Molko of Placebo sewed up with House of Love’s Guy Chadwick!
Quite strangely, Kaktus - don’t ask... he is from Bjork’s place, you know that green island with magik and spiky little legends, accidentally son of ex-Sugarcubes – shares some emaciated face with Guy while his body moves à la Ian Curtis!

Rooted in Post-Punk era, Fufanu has extracted the essential of glacial cold-wave sounds while injecting some psychedelic loop: Circus Life is not here to reinsure anyone on the planet! As for Goodbye, they have decidedly chained you within a straight jacket with their syncopated carved rhythms.  

Curiosity kills the cat say some... made my way to their performance some months ago. They might not look the part but their stage aura vacillates between epilepsy and psychopath dementia. They simply pretend to be the nice guys living next door, but don’t trust them, their sounds have infiltrated their bodies and minds just like weed do! If they happen to feed themselves in the icy musical past, they have managed so far to shape a sculptural charisma of new sounds.

From BlinkingCalling it a self-control... Breathing through a power plant.” to The HoursAn owl flew by... Adjust to the dark... Embrace the tears of the night” up to Will We LastI am falling, falling between the trees, And the clouds cave in, absent to our world... Find myself thinking out loud, on a highway road, it is the fast lane, from the deep end of sorrow.” Yep, there is fun, but it’s still 10.15 on a Saturday Night somewhere in the tundra. No escape!



FUFANU share the video for 'Will We Last' from their forthcoming EP 'Adjust to the Light' out June 29 via One Little Indian =  https://youtu.be/ylF5TPoy7L0

The band has announced a string of London shows in June the week they support Blur at Hyde Park:
Monday 15th June         London, Birthdays (headline)
Tuesday 16th June        London, Shacklewell Arms (support)
Thursday 18th June       London, Lexington (support)
Friday   19th June          London, The Finsbury (support)
Saturday 20th June        London, Hyde Park British Summer Time Festival (with Blur)

Fufanu is: Kaktus Einarsson (vocals)/ Gulli Einarsson (guitar/programming). Watch the band perform NOW live for KEXP at Toppstöðin power station in Reykjavik.

Sybille Castelain for babylondonorbital@gmail.com - http://babylondonorbital.blogspot.com/ - @sybillebbldnrbt